télésérie britannique Broadchurch

La télésérie britannique Broadchurch, j’en avais entendu parler à profusion avant de m’adonner à son visionnement l’automne dernier. Je n’ai jamais réellement apprécié le cinéma britannique, je l’ai toujours trouvé complaisant, renfermé sur la vie à l’anglaise. C’est pourquoi j’ai longtemps repoussé mon visionnement de cette télésérie anglaise dont tout le monde parlait. À court d’excuses, l’automne dernier, je me suis donc installée confortablement devant mon écran et j’ai amorcé la bête armée d’une chaude couverture et d’un réconfortant thé à l’abricot.

Un ton mit en place très rapidement

Une chose est certaine, le créateur de la télésérie britannique Broadchurch, Chris Chibnall ne perd pas de temps à poser les bases de son intrigue. Après avoir rapidement et sommairement introduit la petite ville côtière qui a donné son nom à la série, on apprend que le corps sans vie d’un jeune enfant est retrouvé sur les berges de l’océan. S’ensuit alors une énorme chasse à l’homme pendant laquelle on soupçonnera l’un et l’autre et surtout, pendant laquelle le spectateur découvrira que malgré les apparences trompeuses, tout le monde sans exception dans ce petit village a des squelettes plus ou moins effrayants qui se cachent dans son placard.

Une première saison palpitante, une fin décevante

Démarrant sur les chapeaux de roues, la première saison de la télésérie britannique Broadchurch ralentie cependant au virage médian du premier acte. L’enquête s’embourbe, les suspects potentiels sont lentement mais surement réduits en nombre et c’est presque avec soulagement qu’on enfile les épisodes avec impatience afin de savoir qui a tué le petit Danny Latimer. C’est malheureusement avec déception qu’on accueille la finale tordue de la première saison qui sort un peu de nulle part pour être honnête.

Une deuxième saison encore plus palpitante, un dernier épisode plus mémorable

C’est donc avec le sentiment de retourner dans les bras d’un amant qui nous a déçues qu’on amorce la deuxième saison de la télésérie britannique Broadchurch. N’ayant rien manqué des malheurs des habitants de la petite ville côtière, on reprend l’histoire quelque temps après la conclusion de la première saison. Après des retrouvailles de circonstances avec la famille Latimer et le duo de détectives qui a mené l’enquête sur la mort du jeune Danny, l’élément déclencheur de la deuxième saison de la série britannique Broadchurch nous saute aux yeux et la table est mise pour un autre tour !
C’est avec inquiétude, soulagement, frustration et colère qu’on suivra les développements d’une intrigue encore mieux ficelée que celle nous ayant été présentée la première fois. À mesure que les épisodes s’enchaînent, on est déchirée entre l’envie de finalement connaître le dénouement de l’histoire et l’appréhension du vide qui suivra inévitablement la conclusion de la série.
Cette fois, les créateurs ne nous laissent pas sur notre faim : on a droit à une conclusion émouvante et viscérale qui rend soudainement le dénouement du premier opus beaucoup plus acceptable !

Mon appréciation générale de Broadchurch

Montrant admirablement bien l’ensemble des répercussions qui suivent le meurtre d’un jeune enfant dans une communauté peu nombreuse et tissée serrée, la télésérie britannique Broadchurch nous fera pleurer avec la mère du petit Danny, jurer vulgairement avec le détective en chef Alec Hardy et compatir avec les citoyens innocents qui seront faussement accusés de cet horrible crime. ¸
En rétrospective, Broadchurch demeure une série mémorable et une production bien servie par les prestations de ses acteurs. Si on regrette une conclusion hâtive et un peu précipitée à la première saison, on gardera longtemps l’image finale de la deuxième et dernière saison de cette grande télésérie britannique.
*** La série a été adaptée au petit écran américain en 2013 sous le nom Gracepoint, mais a été annulée après une seule saison


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